Sidru : Rien ne va plus, gouvernance à la dérive, pertes abyssales et incertitude juridique
Le Sidru, syndicat intercommunal de traitement de nos ordures ménagères, est un navire en très grandes difficultés.
- Gouvernance à la dérive :
Le vice-président aux finances a présenté sa démission le 14 mars. Ce poste reste vacant et le président Emmanuel Lamy a évoqué sa possible démission de la présidence. Cependant il ne reconnaît toujours pas le mauvais choix de sa politique de gestion “active” de dette, que nous dénonçons depuis 2007. Il paie aussi ses demi-vérités qui ont instillé la méfiance à son égard. Par exemple, il n’a diffusé à son comité syndical qu’une des offres de négociation de la banque allemande Depfa avec qui le syndicat est en conflit, celle qui porte le numéro 4. Quelles étaient les autres ?
- Pertes abyssales :
Avec la baisse récente du dollar, les conditions de sortie des contrats dangereux n’ont jamais été aussi défavorables. Nous évaluions fin 2010 la pénalité totale de sortie de ces emprunts entre 65 et 70 millions d’euros. Elle est fin avril supérieure à 70 millions d’euros, soit 350 euros par habitant des 15 communes du syndicat.
Pour suivre l’évolution en direct des taux d’intérêt à payer, voir ces liens :
• Formules à un taux de change : www.saintgermainsolidaire.fr/change/
• Formules à deux taux de change : www.saintgermainsolidaire.fr/change2/
- Incertitudes juridiques :
La médiation avec la banque Depfa a échoué. Le Sidru se prépare à poursuivre cette banque devant la justice, avec des doutes quant à l’issue de ce conflit.
- Quelle solution ?
Pour nous, il faut d’abord sortir du déni et reconnaître clairement que cette théorie de la “gestion active” est une mystification.
Ensuite, il faudra attaquer en justice les deux banques qui ont vendu des produits financiers inadaptés et non-conformes à la circulaire alors en vigueur. Comme les autres collectivités, nous ne sommes pas sûrs de gagner ces procès, mais il faut y aller avec des idées claires et sans louvoyer. On ne doit pas payer de telles sommes sans avoir cherché, avec des chances raisonnables de succès, à faire assumer une partie au moins de la perte par les banques qui en sont les premières responsables.
Il faut montrer que nos élus majoritaires, et nous ne les blâmons pas pour cela, n’avaient pas les compétences requises et ont été floués par des banquiers sans scrupule.
Retrouvez cet article dans notre nouveau journal de section, Saint-Germain socialiste n°5.
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